Laylow : la gifle du mois de Février !

Trinity, le 1er album studio du rappeur originaire de Toulouse, est sorti le 28 Février 2020.

Un album concept.

Le projet inclus 22 titres dont 7 skit/interlude pour une durée totale de 55 minutes et 50 secondes. Sur son album Laylow s’est entouré de 5 collègues tels que S.Pri Noir, Jok’air, Alpha Wann, Lomepal et Wit. Niveau producteur on y retrouve Binks Beats, Mr Anderson (nom de producteur de Laylow), Dioscures et le pianiste Sofiane Pamart.

On y retrouve un Laylow perdu entre 2 mondes. Sa vie habituelle où il tourne en rond et la “matrice”; illustré ici par le logiciel féminin qui répond au nom de “Trinity” (référence au film “Matrix” qui lui a fait adorer le cinéma). Au fur et mesure de l’album Laylow se retrouve tiraillé entre ce logiciel qui semble lui faire du bien et son train train quotidien qui se répète en boucle sans le moindre changement dans une société qui ne lui correspond pas et qu’il veut fuir. Entre remise en question personnelle, chagrin d’amour, mélancolie et espoir, il nous fait voyager dans son univers plus qu’à part. Avec ce logiciel Laylow essaye de retrouver des émotions qui ne ressent plus depuis bien longtemps maintenant. Plus l’album avance plus le lien entre Trinity et le principal protagoniste passe d’une émotion à l’autre (de la mélancolie à la violence) et se renforce jusqu’à une certaine compatibilité. En dehors du logiciel Lay ne pense qu’à l’argent peu importe le prix à payer (le couplet d’Alpha Wann sur le morceau “VAMONOS” le démontre parfaitement). Au milieu du projet la voix de Laylow a tendance à saturer, peut-être dû à une surchauffe du logiciel, ce qui montre la dépendance de cet homme à cette représentation féminine loin de son quotidien sans saveur. La compatibilité augmente. Trinity semble même perdre le contrôle après quelque utilisation de Lay et le lien machine-humain commence changer. Ce qui l’amène à se déconnecter un moment. Après une énième connection au logiciel, il replonge dans ces travers et sombrera à nouveaux dans la mélancolie et le manque d’amour sincère. Vers la fin de l’album, il semble perdu et se rend compte que le logiciel la dupé et que peu à peu il lui ressemble, le rendant lui même sous une certaine forme de logiciel. Il conclut le projet avec la phrase, “Extinction du programme Trinity”.

Conclusion.

Vrai Storytelling, l’album est l’une des grandes réussites de ce début d’année en mélangeant la mélancolie et tristesse de l’artiste et l’espoir de pouvoir sans sortir quand même. Tout au long du projet il joue sur l’ambiguïté de la relation entre Trinity et lui, a certains moment on pense même que le logiciel est une vrai personne mais c’est juste le reflet de toute les déception amoureuse de Laylow.

On vous conseille fortement de porter une oreille sur le 1er album studio de Laylow véritable pépite de ce début d’année 2020 !

WCM, LeBig_S.

Tout Droit Réservé, Mars 2020.

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